Posté le: vendredi 9 février 2018

«Cette vaste discussion est une chance.»

«no billag» – Seule l’initiative aura permis d’obtenir un véritable débat sur le 
service public. Même la SSR fait tout à coup des concessions.

«Il faut réformer la SSR», a déclaré son directeur général Gilles Marchand dans une interview parue dans l’édition du mois de janvier du «Journal des arts et métiers» (jam). C’est une prise de conscience tardive, sachant que la SSR et la ministre des médias ont fait précédemment tout ce qu’elles ont pu pour bloquer le débat sur le service public.

 

«Faire en sorte que cela n’arrive plus.»

Seule l’initiative «No Billag» a permis de provoquer enfin la discussion. Le petit sucre offert aux citoyens, à savoir la baisse de l’impôt médiatique Billag de 451 à 365 francs par année, a été la première d’une série de concessions faites par les opposants à «No Billag». Un premier succès contre l’impopulaire taxe obligatoire.

Au cours des dernières semaines, les opposants à «No Billag» ont fait de nombreuses concessions. La ministre des médias Doris Leuthard a ainsi déclaré au quotidien 20 minutes que le Conseil fédéral «avait pour but de réduire encore le montant de la redevance». Une baisse à 300 francs sur cinq ans serait en l’occurrence imaginable.

Le président de la SSR Jean-Michel Cina a fait acte de contrition dans le Blick : «Je reconnais que nous avons commis des erreurs». Les structures matérielles et administratives présentent encore, à ses yeux, un potentiel d’économies : «On est actuellement à 10%, on pourrait encore diminuer.» Jean-Michel Cina a également confirmé que l’attitude de certaines personnalités de la SSR – qui sont intervenues dans la campagne en dépit des consignes qui leur avaient été données – n’avait pas été correcte. «C’est arrivé, et je le regrette. » Le président de la SSR promet: «Nous veillerons à ce que cela n’arrive plus.» La population le prendra au mot.

Le statu quo n’est plus une solution

Prise de conscience également pour la directrice générale suppléante de la SSR Ladina Heimgartner, qui a affirmé lors de l’émission «Medienclub» du 16 janvier dernier «qu’il fallait dégraisser à la SSR ce qui devait l’être». Sur le portail en ligne « persoenlich.com», ses propos sont cités comme suit : «Nous n’en avions encore jamais autant appris sur nous, jamais nous n’avions jusqu’ici procédé à une telle introspection. La vaste discussion qui a lieu actuellement est une chance.» Véritable prise de conscience ou belles paroles visant à limiter les dégâts? Nous le saurons le 4 mars.

«Tout à fait d’accord, il faut dégraisser à la SSR ce qui doit l’être.»

Si l’initiative «No Billag» est rejetée dans les urnes, le peuple prendra ses opposants au mot. Le statu quo n’est, depuis longtemps déjà, plus une solution. usam

 

OUI À « NO BILLAG » – SSR, IL FAUT QU’ON PARLE
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La Chambre suisse des arts et métiers, parlement de l’usam, a décidé de recommander de voter OUI à l’initiative « No Billag ». L’impôt médiatique Billag frappe doublement les entreprises, de façon arbitraire et injustifiée. La ministre des médias Doris Leuthard et les représentants de la SSR font tout pour convaincre le souverain que l’initiative ne menace pas seulement l’existence de la SSR, mais celle de la Suisse toute entière. Cela est totalement absurde. Un OUI à « No Billag » permettra, au contraire, de mener enfin la discussion sur le service public que l’on nous refuse depuis la votation populaire de 2015 sur la LRTV et d’empêcher l’étatisation du paysage médiatique suisse.
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