Publié le: 4 septembre 2020

CHS PP: contre le bien des assurés

Prévoyance – L’une des raisons de la prospérité suisse réside dans sa prévoyance professionnelle. Il est bien connu que la gauche a toujours voulu la détruire. Récemment, ils ont même reçu le soutien de la Commission de haute surveillance de la prévoyance.

Fort de tabac! Un avocat mandaté par la gauche radicale de Greenpeace a présenté un objet au Parlement. Il veut obliger la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) à «exiger des autorités cantonales de surveillance – par le biais d’une norme ou d’une directive – qu’à partir de 2021, ces dernières fournissent des rapports annuels sur leurs émissions directes et indirectes de gazs à effet de serre et qu’elles les publient».

Mais ce n’est pas tout. La CHS PP devrait également «adresser aux autorités cantonales de surveillance une directive stipulant quels sont les risques financiers climatiques et comment ceux-ci doivent être pris en compte dans les règlements de placement des caisses de pension».

Enfin, troisième mesure, la CHS PP devrait «prescrire aux autorités cantonales de surveillance, au moyen d’une norme, que les caisses de pension doivent aligner leurs flux financiers au moins sur un objectif climatique «nettement inférieur à 2 degrés».

L’autorité joue le jeu

Ce que le client et les juristes semblent avoir oublié: la base juridique pour cette demande fait totale­ment défaut. Or le principe qui s’applique ici, c’est que toute action de l’Etat est liée à une base juridique.

Ce qui est intéressant, c’est qu’avant cette soumission parlementaire, il y a eu une demande directe de Greenpeace à la CHS PP. L’autorité elle-même a finalement encouragé Greenpeace à choisir la voie parlementaire.

«La CHS PP , qui s’occupe exclusivement de tâches de contrôle et d’exécution, n’est donc malheureuse­ment pas l’interlocuteur approprié pour vos questions sur la protection du climat […]. Vos préoccupations doivent être prises en compte par la loi et l’ordonnance afin de créer la base juridique de vos préoccupations.» Merveilleux conseil!

«inacceptable: que les autorités se fassent les complices volontaires de la gauche au lieu de prendre en compte les intérêts des assurés.»

Dans la même lettre, l’autorité offre un blanc-seing: «La CHS PP comprend l’engagement de Greenpeace dans cette affaire et considère que la demande est justifiée.»

Par cette lettre de l’autorité à Greenpeace, signée par la présidente de la CHS PP, Vera Kupper Staub, et le directeur de l’autorité, Manfred Hüsler, la CHS PP se rendent complice d’une cause gauchiste!

Au détriment de l’assuré

L’objectif de la gauche est clair. Elle veut contrôler politiquement les investissements des fonds de pension. Et qui paie pour cet activisme? Les assurés! Ils subissent des pertes en capital et des réductions de prestation. Mais la gauche ne s’en soucie guère. Elle utilise des moyens douteux pour faire pression sur les fonds de pension. Ces derniers sont censés sacrifier les rendements ou prendre des risques plus élevés afin de mettre en œuvre les préoccupations de la gauche.

Le fait que des militants de gauche tentent de faire pression sur les autorités n’est pas nouveau. En revanche, le fait que les autorités compétentes, au lieu de prendre en compte les intérêts des assurés et de signaler systématiquement l’absence de base juridique, se fassent les complices volontaires de ces préoccupations – est tout simplement inacceptable.

Arrêtez la tempête à temps

La prévoyance professionnelle fait la richesse des Suisses. Chacun dispose d’un compte personnel. L’épargne obligatoire oblige les gens à accumuler du capital sur ce compte pendant 40 ans. Les effets des intérêts et des investissements entraînent une accumulation importante d’actifs. Avec cet argent, les assurés peuvent acheter leur propre maison, créer leur propre entreprise – ou simplement profiter de leur retraite bien méritée.

«La commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle a donné un blanc-seing À greenpeace.»

En période de faibles rendements, il est d’autant plus important que les caisses de pension investissent correctement l’argent qui leur est confié – et cela signifie avant tout: de manière rentable! Elles doivent donc essayer d’en tirer le meilleur parti sur le plan économique. La gauche semble y être indifférente: elle se prépare manifestement à une tempête sur nos avoirs de retraite. Il appartient aux assurés et à leurs représentants de l’arrêter. Réd

position de l’usam

Ecrivez à vos caisses!

La base juridique est claire: les caisses de pensions doivent se concentrer sur la liquidité, la rentabilité et la stabilité de leurs fonds.

Les risques climatiques et d’autres critères n’en font clairement pas partie. L’usam recommande donc de voter systématiquement contre ces préoccupations.

La faîtière des PME recommande même aux assurés d’écrire à leurs représentants pour attirer l’attention sur leurs obligations financières. Au besoin, ces derniers peuvent être poursuivis en justice. (SC)

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