Publiziert am: 03.05.2019

l’édito

Climat: mode proactif et non indignation

Résoudre les problèmes par l’indignation, ce n’est pas viable. Les PME le savent bien. Par conséquent, lorsqu’il s’agit du climat, seule compte l’action. Le public discute du climat, la politique le régule. Mais les PME font ce qu’elles ont à faire et le font le mieux. Elles développent des produits pragmatiques et des modèles économiques pour résoudre le problème climatique. En partie seules, en partie en coopération avec d’autres sur le marché intérieur et à l’international. Ce qui est important, c’est que les PME font beaucoup pour le climat.

Or l’usam promeut également l’action en faveur du climat. Comment? Par l’Agence pour l’énergie et l’économie (AEnEC): l’usam en est membre fondatrice et elle la soutient. Grâce à ses programmes, l’AEnEC permet aux PME d’accroître leur efficacité énergétique. Elles peuvent réduire leurs coûts énergétiques grâce à des démarches sur mesure et économiques. Lorsqu’elles atteignent ces objectifs prédéfinis, elles sont exemptés de la taxe sur le CO2. Si elles dépassent ces objectifs, elles peuvent vendre ces dépassements. Cela crée une incitation multiple à faire des affaires d’une manière respectueuse du climat. L’AEnEC est donc l’instrument énergétique et climatique le plus efficace de l’économie.

La Fondation Centime Climatique représente aussi un moyen d’agir. L’usam en est membre fondateur et la parraine. Le centime climatique a été ajouté au carburant. Le programme de construction, lancé avec les fonds collectés permet d’augmenter l’efficacité énergétique du parc immobilier et de réduire les émissions de CO2. La Fondation achète des certificats de réduction d’émissions à l’étranger afin que la Suisse puisse remplir ses obligations internationales. En contrepartie, ce mécanisme permet à la Suisse d’exporter des connaissances et des technologies. En assurant la mise en œuvre de la Convention de Paris et de projets pilotes.

Les programmes d’indemnisation nationaux sont un autre volet. Un secteur émet du CO2, un autre en économise. Le secteur des émissions se rentabilise grâce aux économies réalisées. Parmi les secteurs suisses qui réalisent des économies figurent l’industrie du bois, les combustibles biogènes, le biogaz et le gaz de pétrole liquéfié. Ces programmes sont soutenus par les associations membres de l’usam.Il y a aussi le Centre et réseau des technologies climatiques qui appartient au groupe des derniers instruments mis en place. C’est un centre et un réseau qui dépend des Nations Unies. Les entreprises des domaines de l’écotechnologie, de l’efficacité énergétique, de la construction et de l’extension, de la technique du bâtiment, mais aussi de l’architecture, de la planification et des services généraux peuvent devenir membres de ce réseau. Ils peuvent postuler pour la mise en œuvre de projets climatiques internationaux. S’ils remportent l’appel d’offres, le projet sera financé par les Nations Unies.Le centre souhaite se concentrer davantage sur les PME et a donc nommé la sgv à son conseil d’administration. Ces projets sont particulièrement intéressants pour les PME, car ils sont financés et permettent de nouvelles entrées sur le marché. La taille des projets est telle qu’ils sont également réalisables pour une micro-entreprise. L’usam a envoyé à ses membres des documents détaillés. Pour agir, car en matière de climat, c’est la seule chose qu’il faut faire. Comme le montre l’usam.