Posté le: vendredi 6 mars 2015

Engagés contre Billag

initiative billag – La liste des entrepreneurs qui s’impliquent dans la campagne en faveur de l’initiative contre le nouvel impôt sur les médias s’allonge. Egalement en Suisse romande!

Ils sont de plus en plus nombreux, les chefs d’entreprises romands à s’engager contre Billag. Et leurs arguments sont frappants. Philippe Louis est de ceux-là. L’entrepreneur genevois à la tête de MWH Suisse SA soutient à fond la campagne Billag.

«J’en ai entendu parler par mes collègues et dans les médias, raconte-
t-il. En tant que chef d’entreprise, ce sujet nous interpelle et nous tentons de comprendre pourquoi on essaie de nous charger encore plus que ce que l’on nous impose déjà.»

«Sensibiliser mes collaborateurs»

Comment s’engagera-t-il dans cette campagne? En parlant avec ses employés. «Je crois en effet que c’est la première chose que nous pouvons et devons faire. Dans les entreprises, nous pouvons commencer par sensibiliser nos collaborateurs. En Suisse romande surtout, car les gens sont moins conscients qu’ailleurs de la gravité des charges qui pèsent sur les PME. D’une certaine manière, je dirais qu’ils le sont moins, tant que cela ne les touche pas personnellement et directement.» Les chefs d’entreprises devraient donc s’engager pour faire passer leur message auprès de leurs troupes. En Suisse romande, il y a dans les entreprises beaucoup de frontaliers qui ne paient pas Billag. «En leur parlant, nous pouvons aussi les sensibiliser.»

«Je me demande ce que l’on va faire avec tout cet argent.»

Combien ce nouvel impôt sur les ­médias lui coûterait-il? «Avec les chiffres actuels, cela représenterait une charge supplémentaire de 2500 francs, calcule Philippe Louis. Celle-ci pourrait même augmenter drast­iquement, si mon entreprise se développe comme je le souhaiterais. Elle atteindrait alors à terme 6300 francs, soit une charge qui, par employé, passerait de 125 à 250 francs.»

Sur le fond que trouve-t-il de choquant dans cet objet Billag? «Les entreprises ne peuvent pas en profiter puisqu’elles ne regardent pas la TV ni n’écoutent la radio. Puisque les personnes physiques, quant à elles, paient déjà, ce serait alors une double imposition. Si l’entreprise devait payer cet impôt, ce serait une double imposition et une double punition. Car en un certain sens, si les employés regardaient la TV pendant leur travail, ils seraient déjà payés pour cela. Donc l’entreprise payerait les employés pour regarder la télévision et, en plus, elle serait imposée sur cela.»

Un excédent Billag qui dépasse les 67 millions de francs

Ses collaborateurs regardent-ils la télévision? Là, il sourit: «Dans notre domaine, nous sommes déjà assez impliqués dans notre travail. C’est souvent des délais assez tendus au niveau des études et des affaires à rendre. Donc, tout cela ne nous laisse aucune possibilité de regarder la TV ou d’écouter la radio.»

Les arguments qui parlent aux Romands? «Aujourd’hui, la caisse Billag est excédentaire de près de 67 millions de francs. Ils ont pu économiser près de 10 millions de francs par année pendant les 7 dernières années.» Et on créerait un prélèvement supplémentaire frappant les entreprises? «J’aimerais bien comprendre pourquoi on instaurerait un impôt de plus quand il y a déjà chez Billag de tels excédents.» Et à quoi cet argent perçu auprès des entreprises va-t-il bien servir? «D’habitude, on crée un impôt pour combler des déficits.»OGI

OUI À « NO BILLAG » – SSR, IL FAUT QU’ON PARLE
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La Chambre suisse des arts et métiers, parlement de l’usam, a décidé de recommander de voter OUI à l’initiative « No Billag ». L’impôt médiatique Billag frappe doublement les entreprises, de façon arbitraire et injustifiée. La ministre des médias Doris Leuthard et les représentants de la SSR font tout pour convaincre le souverain que l’initiative ne menace pas seulement l’existence de la SSR, mais celle de la Suisse toute entière. Cela est totalement absurde. Un OUI à « No Billag » permettra, au contraire, de mener enfin la discussion sur le service public que l’on nous refuse depuis la votation populaire de 2015 sur la LRTV et d’empêcher l’étatisation du paysage médiatique suisse.
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