Posté le: vendredi 10 mars 2017

Outils neufs pour les PME

RECOMMANDATION – Les réseaux d’entrepreneurs BNI poussent plus vite en Suisse romande.

Les PME profitent du réseautage et de la recommandation au niveau local et régional. Pour preuve, la réussite du réseau d’entrepreneurs Business Network International (BNI) qui présentait récemment son bilan annuel en Suisse. Au cours de l’année 2016, BNI Suisse a enregistré une 
forte progression (20%) des chiffres d’affaires réalisés par ses membres au sein des groupes de travail hebdomadaires.

«Il s’agit d’une année record, indique Danja Hermetschweiler, directrice nationale de BNI Suisse et Liechtenstein. Les entrepreneurs qui sont membres de notre réseau ont obtenu un chiffre d’affaires de 154 millions de francs. Notre objectif est d’accroître leurs ventes par le biais d’un marketing de recommandations professionnelles.» Cette année, 44  000 recommandations ont été émises par les membres.

Comment la Suisse romande 
a modifié la donne

En Suisse romande, où la progres­sion est encore plus nette que dans le reste du pays, de nombreux nouveaux groupes ont été créés durant l’année écoulée. Dans nos colonnes, nous avions déjà mentionné l’ouverture du «chapter» de Fribourg-Sarine, fin 2015. Puis, ce fut le tour de Bulle-Gruyère et de la Broye Nord Vaudois. Récemment, un nouveau groupe d’entrepreneurs a été ouvert à 
Neuchâtel. La barre des 53 membres a été franchie!

A noter, le fait que ces quatre nouveaux groupes ont obtenu d’emblée un nombre élevé de participants (37 dès l’ouverture). Cela leur a permis d’obtenir la nomination au «Hall of Fame» dès la création du chapter. Ces équipes de Romands font des envieux Outre-Sarine, car il s’agit d’une première suisse. Autant dire, un coup de dynamisme pour cette organisa­tion qui compte déjà 1500 membres et 61 équipes dans tout le pays.

Recommander autrui, un monde de valeurs entrepreneuriales

En Suisse occidentale, parmi les équipes en construction figurent La Chaux-de-Fonds, Yverdon-les-Bains, Sion, Châtel-Saint-Denis, Geneva English et Genève 3. Les nouveaux chapters ont en outre commencé de collaborer les uns avec les autres.

«La force de ce système c’est que tout est déjà là, à disposition des entrepreneurs qui s’engagent à travailler en team pour aider les autres à avoir du succès, explique Laurence Droz, directrice régionale BNI et véritable moteur de cette nouvelle dynamique. Grâce aux processus, aux compétences humaines et professionnelles de chacun et l’enthousiasme que gé­nèrent ces rencontres et leurs résultats on ne perd pas de temps et on reste extrêmement concret.» Comme elle le constate, «c’est très valorisant de pouvoir constater le succès des entrepreneurs engagés et de participer aux échanges d’expériences des membres.»

Le focus est désormais porté sur trois piliers, selon Laurence Droz: «Continuer à construire les groupes d’entrepreneurs et développer les groupes existants. Former et consolider une équipe de directeurs de soutien des groupes pour que eux aussi gardent le focus sur leurs objectifs et utilisent vraiment les outils BNI. Et troisièmement, donner les formations indispensables à l’acquisition de ces outils. La collaboration et la communication interrégionale va être aussi boostée.»

«Des valeurs telles que la confiance et l’honnêteté ont encore un poids dans notre société, ajoute pour sa part Danja Hermetschweiler, directrice nationale. Comme l’indique 
notre devise – «qui donne reçoit» – le networking et le marketing de recommandation ciblé et le travail collaboratif permettent aux PME d’obtenir d’excellents résultats à l’échelle locale. A long terme, c’est un investisse­ment qui vaut la peine.» PME, free-lance et professions libérales, tous en profitent. Les entrepreneurs posent leur candidature auprès d’un chapter. Si celle-ci est admise et que leur métier n’y est pas déjà représenté, ils peuvent intégrer le groupe régional une fois par semaine à l’occasion d’un petit déjeuner.

L’idée est de s’entrainer de manière régulière à se présenter et pratiquer le networking avec conviction et professionnalisme. Se comprendre soi-même, en apprenant avec les autres. Comprendre ce que fait votre voisin pour mieux le recommander. De tels outils permettent de stimuler la création de chiffre d’affaires et de relations qui, sans cela, ne se concrétiseraient pas.

JAM

les trois meilleurs

Classement suisse

Castagno, Lugano

9,7 millions de francs (43 membres)

ZüriAmSee, Zürich

4,6 millions de francs (37 membres)

Niesen, Spiez

7,3 millions de francs (31 membres)

N.B.: Ces chiffres d‘affaires ont été réalisés en 2016 entièrement par et pour les membres.

OUI À « NO BILLAG » – SSR, IL FAUT QU’ON PARLE
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La Chambre suisse des arts et métiers, parlement de l’usam, a décidé de recommander de voter OUI à l’initiative « No Billag ». L’impôt médiatique Billag frappe doublement les entreprises, de façon arbitraire et injustifiée. La ministre des médias Doris Leuthard et les représentants de la SSR font tout pour convaincre le souverain que l’initiative ne menace pas seulement l’existence de la SSR, mais celle de la Suisse toute entière. Cela est totalement absurde. Un OUI à « No Billag » permettra, au contraire, de mener enfin la discussion sur le service public que l’on nous refuse depuis la votation populaire de 2015 sur la LRTV et d’empêcher l’étatisation du paysage médiatique suisse.
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