Publié le: 11 août 2023

Les Suisses veulent impacter le monde

entrepreneuriat – Le Global Entrepreneurship Monitor (GEM 2022/2023) met en évidence une louable motivation des Suisses pour se lancer dans un climat marqué par les incertitudes et une économie relativement peu numérisée en comparaison internationale. Pour y parvenir, il convient d’encourager ce type de carrières et de digitaliser les services.

L’année 2023 a débuté avec son lot de tensions et d’incertitudes: guerre, coûts élevés de l’énergie et bien sûr les stigmates de la pandémie de COVID-19. Ce terrain instable a chahuté l’écosystème entrepreneurial. Pour autant, des opportunités existent. «Au second semestre 2023, les tendances laissent entrevoir des solutions à condition d’avoir un soupçon d’audace et le goût de l’innovation», déclare Rico Baldegger, directeur de la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR) et Team Leader du GEM Switzerland, au moment de présenter les éléments clés relatifs à la Suisse du Global Entrepreneurship Monitor (GEM 2022/2023).

En Suisse, contribuer positivement à la société apparaît comme la motivation principale pour lancer une entreprise. Avec un taux de 57,4 %, c’est le seul critère supérieur à la moyenne des pays ayant un PIB par habitant élevé (Niveau A, 45,6 %). Si l’on regarde de plus près, les femmes ont davantage sélectionné ce critère (63 %) que les hommes (53,8 %). Les autres motivations portent sur la nécessité de gagner sa vie, car il y a peu d’emplois disponibles (47,1 %), la création de la richesse (37,1 %) et loin derrière la poursuite d’une activité familiale (11,2 %).

Francophones, germanophones et italophones: quelles différences!

Il est intéressant de relever que les opportunités n’apparaissent pas de la même manière dans toutes les régions. Ainsi, les personnes vivant dans la partie germanophone identifient davantage d’opportunités à monter une entreprise dans les six mois (54,8 %), bien plus que dans les régions francophone (33,2 %) et italophone (11,8 %).

Reste qu’il y a encore des efforts à faire pour promouvoir l’entrepreneuriat comme choix de carrière. Parmi les pays de Niveau A, la Suisse se situe, avec 38,3 %, bien en dessous de la moyenne de 65,1 %. Stimuler l’attrait de l’entrepreneuriat passe avant tout par l’éducation en multipliant les programmes favorisant des compétences telles que la créativité et la réalisation de projets ambitieux.

Faible taux de numérisation des entreprises

Quant au taux d’utilisation des technologies numériques pour vendre des produits, il est particulièrement bas en Suisse: 31,9 % pour les entreprises de moins de 5 ans (moyenne Niveau A, 48,5 %). Le taux pour celles de plus de 5 ans chute à 20,8 % (moyenne Niveau A, 37,9 %).

«Bien que nous ayons une économie hautement innovante, la plupart des start-up en Suisse ne sont pas très numérisées en comparaison internationale», constate Pascal Wild, membre du GEM Switzerland.

Com/réd

recherche

À propos du GEM

Le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) est un consortium d’équipes nationales, principalement associées aux meilleures institutions universitaires, qui mène des recherches basées sur des enquêtes sur l’entrepreneuriat dans le monde entier. Le GEM est la seule source de recherche mondiale qui collecte des données sur l’entrepreneuriat directement auprès d’entrepreneurs individuels!

En chiffres, le GEM c’est:

• 24 ans de données;

• Plus de 3,6 millions d’entretiens dans le cadre de l’enquête GEM sur la population adulte depuis 1999;

• Plus de 173 000 répondants à l’enquête sur la population adulte 2022;

• Plus de 2000 entretiens d’experts pour l’enquête nationale d’experts GEM 2022;

• Plus de 120 économies depuis 1999;

• Plus de 370 spécialistes de la recherche en entrepreneuriat (membres des équipes nationales GEM);

• Plus de 300 institutions académiques et de recherche;

Le GEM a débuté en 1999 en tant que projet conjoint entre le Babson College (États-Unis) et la London Business School (Royaume-Uni). Le consortium est devenu la source d’informations la plus riche sur l’entrepreneuriat, publiant chaque année une série de rapports mondiaux, nationaux et thématiques.

www.gemconsortium.org

haute école de gestion fribourg (heg-fr)

Institut «Petites et Moyennes Entreprises»

À propos de la Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR) La Haute école de gestion Fribourg (HEG-FR) est une haute école de gestion publique bilingue située à Fribourg, en Suisse, et membre de la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HESSO).

Son Institut Petites et Moyennes Entreprises abrite la branche suisse de la recherche GEM, dirigée par le professeur Rico Baldegger, PhD, en collaboration avec d’autres collègues, notamment de la SUPSI Manno au Tessin, en Suisse. Étant l’un des précurseurs en Suisse pour la formation et l’interdisciplinarité de la recherche dans le domaine de l’entrepreneuriat et des PME (petites et moyennes entreprises), la Haute école de gestion Fribourg a un intérêt thématique particulier pour la recherche sur l’entrepreneuriat féminin et les impacts de l’entrepreneuriat sur les objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

Com/réd

https://www.heg-fr.ch/fr/recherche-et-services/institut/petites-et-moyennes-entreprises/

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