Publié le: 15 août 2025

De quoi redorer le monde professionnel

TITRES – Fin juin, la Commission compétente du Conseil des États (CSEC-E) a entamé ses travaux sur la révision de la loi qui prévoit un renforcement de la formation professionnelle supérieure. Les partenaires sociaux ont été consultés et parmi eux l’usam qui souligne à quel point le monde économique a besoin de cette revalorisation.

Fin avril, le Conseil fédéral a adopté le message relatif à la révision de la loi sur la formation professionnelle. Avec l’introduction du bachelor professionnel et du master professionnel, il fait un pas prometteur vers le renforcement de la formation professionnelle supérieure. Les mentions supplémentaires renforcent l’avantage concurrentiel de la formation professionnelle duale et empêchent une dévalorisation des diplômes ES et des examens professionnels. La formation professionnelle supérieure est une particularité du système suisse de formation professionnelle et est souvent peu connue à l’étranger, ce qui rend les diplômes difficiles à communiquer dans un contexte international. Outre ces mentions supplémentaires, la révision de la loi prévoit l’introduction de l’anglais comme langue d’examen supplémentaire pour les examens fédéraux et la protection des désignations pour les écoles supérieures.

La formation professionnelle supérieure est systématiquement méconnue du grand public suisse.

La formation professionnelle supérieure est certes connue et appréciée dans les milieux concernés et dans les PME. Elle est toutefois méconnue à l’étranger et systématiquement sous-estimée par le grand public en Suisse. Les écoles supérieures (ES), qui font partie de la formation professionnelle supérieure, sont souvent confondues avec les hautes écoles spécialisées (HES) dans les médias.

Les réserves sont infondées

Les hautes écoles spécialisées et les universités émettent des réserves. Elles craignent une confusion et ne voient aucune compatibilité au niveau international. Elles craignent que les personnes souhaitant suivre une formation continue aient de fausses attentes, car un bachelor professionnel ne permettra pas à lui seul d’accéder à une haute école spécialisée. Mais ce sont là des arguments fallacieux. En effet, il ne s’agit pas de nouveaux titres qui se substituent à une formation, mais d’ajouts aux titres qui permettent de continuer à différencier les qualifications au-delà du cadre national et des titres nationaux dans la langue du pays.

Les titres dans la langue nationale restent inchangés, ce qui évite toute confusion avec les diplômes universitaires. Pour les employeurs, cela signifie qu’ils peuvent continuer à se baser sur les titres dans la langue nationale lors de la phase de recrutement.

L’usam soutient le projet tel que proposé par le Conseil fédéral. Les mesures visant à renforcer la formation professionnelle supérieure (lire ci-dessous) contribuent à garantir que l’économie dispose à l’avenir également de spécialistes et de cadres formés à la pratique professionnelle. Chaque année, environ 15’000 entreprises sont confrontées à un changement de génération ou de direction. Le personnel possédant les qualifications nécessaires, qui sont dispensées par la formation professionnelle supérieure, est recherché sur le marché du travail. La révision de la loi est une grande opportunité pour la formation professionnelle, les employeurs et les employés.

Dieter Kläy, usam

un ensemble de mesures

Les nouveautés dans les grandes lignes

Introduction d’un droit d’appellation «école supérieure»: à l’avenir, seules les institutions proposant une formation ES reconnue pourront porter le nom d’«école supérieure».

Introduction des mentions «Professional Bachelor» et «Professional Master» pour les diplômes de la formation professionnelle supérieure: ces mentions visent à souligner le niveau tertiaire des diplômes et à renforcer leur visibilité. Afin de les distinguer des diplômes universitaires, les mentions complémentaires ne peuvent être utilisées dans les langues officielles qu’en combinaison avec les titres protégés des diplômes correspondants. En anglais, les mentions complémentaires sont autorisées dans le cadre de la traduction simplifiée du titre protégé.

Introduction de l’anglais comme langue d’examen supplémentaire possible pour les examens professionnels et les examens professionnels supérieurs: cette mesure répond aux besoins des secteurs orientés vers l’international et des secteurs où l’anglais est la langue technique et pratique, afin d’exploiter davantage le potentiel de main-d’œuvre qualifiée. Les examens doivent continuer à être proposés dans les langues officielles.

Assouplissement des études postdiplômes EPD ES: à l’avenir, les EPD ES ne devront plus passer par une procédure de reconnaissance fédérale et pourront être lancées de manière autonome par les ES.

Articles approfondis

Les plus consultés