Mesures de politique intérieure relatives au paquet d’accords avec l’UE: reportage trompeur de la SRF
Chaque allègement compte!
VOTATIONS – L’initiative SSR mérite un OUI le 8 mars. Elle libère enfin toutes les PME de la double imposition injuste et anticonstitutionnelle de la SSR. Un allègement fiscal est plus nécessaire que jamais. L’usam rejette l’imposition individuelle et le fonds de dette climatique. Chaque voix compte, et
La campagne référendaire sur l’initiative SSR montre chaque jour le pouvoir dont elle et ses lobbyistes disposent. Mais ce n’est pas tout: leur propagande prend parfois des proportions scandaleuses. Citons par exemple les 400’000 francs versés par la SSR pour financer la campagne contre l’initiative ou cette curieuse tournée de cafés offerts par les grands noms de la SSR, aux frais des contribuables. Le point culminant a sans doute été l’étrange accord qui a permis à la SSR de mettre les éditeurs au diapason et de pousser le «non».Le rôle peu glorieux des éditeurs privés est actuellement très facile à observer, car ils se montrent bien discrets dans leurs reportages critiques à l’égard de la SSR. Pourtant, les bons sujets ne manquent pas: qu’il s’agisse des déclarations explosives faites en coulisses par la directrice générale de la SSR, Susanne Wille, ou des conditions d’emploi quasi luxueuses des employés de la SSR, la presse reste très silencieuse. Et grâce à ce soutien, la SSR peut continuer à profiter de son grand train de vie.
Juge et partie
Le débat télévisé de l’émission Arena (SRF) diffusé en février s’inscrit aussi dans ce tableau. Comme d’habitude, il était animé par le journaliste Sandro Brotz, à la fois juge et partie. Cet état de fait irritant soulevant des questions bien fondées, l’ancien président du Conseil national Ruedi Lustenberger a déposé plainte auprès du service de médiation de la SSR (Ombudsstelle). «Lors des élections et des votations, la SSR doit jouer le rôle d’arbitre neutre», a lancé le Lucernois. «Or, dans le cas de l’initiative SSR, elle a pris parti.» Selon lui, du fait de l’animation du débat par Sandro Brotz, «la SSR s’est retrouvée à la fois juge et partie.» Ce qui à ses yeux n’est acceptable ni sur un terrain de foot, ni à la Confédération. «La SSR aurait mieux fait d’engager un animateur indépendant extérieur à la SSR pour cette émission», glisse-t-il en conclusion.
Des milliers d’emplois perdus
Il est tout aussi étonnant de constater avec quelle fureur apocalyptique les opposants à l’initiative tentent de discréditer la cause légitime défendue par l’initiative SSR. Comme si un OUI menaçait réellement de causer la chute de la Suisse et de sa démocratie. Or, si l’initiative était acceptée, la SSR disposerait encore de 850 millions de francs. Surtout, cela mettrait un terme à la double imposition des entreprises, injuste et anticonstitutionnelle.
Actuellement, environ 150’000 entreprises, dont une grande majorité de PME, doivent payer jusqu’à 50’000 francs par an pour la SSR, alors que leurs propriétaires, leurs employés et leurs clients paient déjà à titre privé. Un allègement pour les PME s’avère plus nécessaire que jamais. Rien qu’en 2025, des milliers d’emplois ont été perdus dans l’industrie. Aucune amélioration n’est en vue, ni en ce qui concerne la situation douanière avec les États-Unis, ni avec l’UE, qui érige son propre protectionnisme.
Économiser, quel terme étrange!
Au plan national, on trouve peu de raisons d’être optimiste. L’AVS et l’AI vont créer des déficits à hauteur de milliards. Malgré des recettes fiscales record, la Confédération est menacée par un énorme déficit financier. À Berne, on observe ces temps une course à qui créera le plus de nouveaux impôts et taxes.
Économiser est presque devenu un mot étrange. Le cynisme n’est pas loin lorsqu’on entend les opposants à l’initiative dire que l’allègement des charges fiscales liées à la SSR pour les ménages et les PME n’est qu’une bagatelle. En bref, un OUI à l’initiative SSR s’impose le 8 mars prochain.
En revanche, l’usam recommande de voter NON à l’imposition individuelle. Il s’agit d’un monstre bureaucratique qui coûte des milliards. Désormais, deux déclarations d’impôts par famille devront être remplies, ce qui nécessitera l’embauche de milliers de fonctionnaires fiscaux supplémentaires.
Un autre rejet devrait être porté dans les urnes. Il faut voter NON au Fonds climat. Un objet qui porte atteinte à la stabilité financière de la Suisse et au modèle jusqu’ici bien éprouvé du frein à l’endettement. D’ici à 2050, 100 à 200 milliards de francs de dettes supplémentaires menacent. Avec pour conséquence, là encore, de devoir recourir à des augmentations d’impôts massives.
Rolf Hug
Lire pp. 2 et 6
Communiqués de presse
Mesure 14: les pressions syndicales affaiblissent le marché du travail libéral
NON clair des PME à l’initiative populaire «Pas de Suisse à 10 millions!»
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