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Qualité de vie et intégration
SYSTÈMES AUDITIFS SUISSE – La plateforme sectorielle pour une bonne audition est dédiée aux personnes souffrant d’une perte auditive. Elle encourage la formation de professionnels qualifiés et s’engage au plan politique en faveur d’une économie innovante.
La Journée mondiale de l’audition a lieu chaque année le 3 mars, à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle vise à sensibiliser le monde entier à la prévention de la perte auditive, à l’importance d’une bonne audition et à la nécessité de passer régulièrement des tests auditifs. Cette année, elle a pour thème «Ça sonne comme la vie!»: profiter de la vie avec tous ses sens, aujourd’hui et demain. Cette journée souligne l’importance capitale d’une bonne audition pour la qualité de vie et la participation à la vie sociale, une préoccupation centrale pour l’association Systèmes auditifs Suisse.
«En Suisse, des centaines de milliers de personnes souffrent d’une perte auditive, dont une grande partie n’est pas encore prise en charge par des professionnels, ce qui a non seulement des conséquences sur le plan individuel, mais aussi sur le plan économique, explique Jürg Depierraz, directeur général del’association. Une prise en charge professionnelle peut réduire considérablement ces effets et contribuer à améliorer les compétences quotidiennes, l’intégration sociale et la santé.»
En Suisse, entre 80’000 et 100’000 appareils auditifs sont vendus chaque année. Il existe plus de 500 magasins spécialisés dans les appareils auditifs dans tout le pays, leur nombre restant largement constant depuis des années.
«En Suisse, des centaines de milliers de personnes souffrent d’une perte auditive, nombre d’entre elles ne sont pas prises en charge par des professionnels.»
Selon le Rapport mondial sur l’audition publié en mars 2021 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1,5 milliard de personnes dans le monde souffrent d’une perte auditive qui affecte leur qualité de vie. L’OMS estime que ce chiffre pourrait atteindre 2,5 milliards d’ici 2050. «Les aides auditives améliorent la qualité de vie en réduisant l’isolement, les malentendus et le stress lié à l’écoute forcée», explique notre interlocuteur. Une prise en charge précoce facilite l’adaptation, maintient le cerveau actif et améliore la concentration et la compréhension du langage. Même en cas de perte auditive avancée, les appareils auditifs modernes, associés à un entraînement auditif ciblé, permettent d’obtenir des améliorations significatives. Des accessoires supplémentaires peuvent faciliter encore davantage la vie quotidienne et contribuer à prévenir d’éventuelles conséquences à long terme telles que le déclin cognitif, l’isolement social, la dépression ou la démence.
Technologie à haut niveau
En Suisse, la fourniture d’appareils auditifs est clairement réglementée: les appareils sont remboursés par l’AVS ou l’AI selon des forfaits fixes. Dans le domaine de l’assurance accidents et militaire – qui ne concerne que 3 à 5% des cas –, une convention tarifaire continue de s’appliquer. «Les clients reçoivent un montant forfaitaire fixe, indépendamment du coût effectif de l’appareil auditif. Dans le cadre de l’AVS, le forfait s’élève à 630 francs pour un appareil auditif et à 1237 fr. 50 pour deux appareils auditifs», précise-t-il. Dans le cadre de l’AI, le forfait s’élève à 840 francs pour un appareil monaural et à 1650 francs pour un appareil binaural.
La numérisation des appareils auditifs est aujourd’hui la norme et a largement contribué à leur déstigmatisation. «Les systèmes les plus modernes sont devenus plus petits et nettement plus performants. La numérisation a considérablement amélioré la satisfaction des personnes concernées.» Les appareils actuels permettent des adaptations individuelles en fonction des besoins. Grâce à des programmations précises, l’audition et la perception personnelles peuvent être beaucoup mieux prises en compte.
La prochaine étape technologique est déjà en cours: l’utilisation de l’IA permet aux appareils auditifs de s’adapter encore plus rapidement aux situations acoustiques difficiles et d’en tirer des enseignements. «Il s’agit d’une nouvelle étape décisive pour améliorer encore l’audition et surtout la compréhension des personnes souffrant d’une perte auditive, tout en augmentant le confort de port», selon le directeur.
Collaborateurs spécialisés
La compétence principale de cette association engagée réside dans la formation initiale et continue. Depuis 2016, il est possible d’apprendre le métier d’audioprothésiste CFC.«Il s’agit d’une formation professionnelle initiale de trois ans. Les apprentis fréquentent l’école professionnelle deux jours par semaine pendant la première année d’apprentissage, puis un jour par semaine pendant la deuxième et la troisième année», explique Jürg Depierraz.
«Les appareils auditifs modernes sont bien plus petits et nettement plus performants.»
Si les diplômés réussissent la procédure de qualification (PQ) après trois ans, ils obtiennent le certificat fédéral de capacité (CFC) d’audioprothésiste. Ils sont alors assimilés aux audioprothésistes qualifiés en Allemagne et en Autriche. «Nous avons joué un rôle déterminant dans l’introduction de cette formation professionnelle initiale.» Il y a quatre ans, l’examen professionnel dans le domaine de la formation professionnelle supérieure a aussi été adapté aux exigences actuelles. Pour les diplômés CFC, l’étape suivante est l’examen professionnel de spécialiste en audioprothèses. Cette formation continue est comparable à la formation de maître artisan en Allemagne. Cela se reflète également dans la classification du Cadre européen des certifications (CEC): le spécialiste en audioprothèses titulaire d’un brevet fédéral se situe au niveau 6, soit le même niveau que le titre de maître artisan en Allemagne et en Autriche.
«Chaque année, environ 20 apprentis en Suisse alémanique et en Suisse romande terminent leur formation et environ 15 spécialistes passent l’examen professionnel», se réjouit le directeur général. Il relève le potentiel chez les entreprises formatrices: «Si nous pouvions convaincre d’autres entreprises de former des apprentis, cela se traduirait directement par une augmentation du nombre d’apprentis. La formation initiale est extrêmement variée et combine la communication et la vente, la technique et les compétences sociales.»
Sur la scène politique
Depuis 2011, la Suisse dispose du marché le plus libéralisé d’Europe. Les clients peuvent décider librement où et comment ils souhaitent acheter et faire adapter leur appareil. La qualité des services liés aux appareils auditifs en Suisse est donc élevée. En jeu, le niveau de formation élevé des professionnels. Et le système forfaitaire introduit en 2011, qui a conduit à une véritable autonomisation des personnes concernées.
Au plan politique, l’association s’engage pour que ce système libéralisé et performant soit maintenu. Dans le même temps, elle lutte pour des conditions-cadres favorables. La fourniture et l’adaptation d’appareils auditifs sont une affaire très personnelle. «En règle générale, les clients souhaitent être pris en charge par l’audioprothésiste en qui ils ont confiance.» Cela impose naturellement des limites aux achats en ligne.
Parallèlement, les évolutions des années à venir, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle et en ce qui concerne le changement de comportement des futurs groupes cibles, auront une influence et élargiront probablement le champ d’action.
L’évolution démographique souligne le potentiel du secteur à l’avenir: en Suisse, la participation au marché du travail est une réalité jusqu’à un âge avancé, ce qui implique en particulier de disposer d’une bonne audition. Selon l’association, la demande en audioprothésistes qualifiés restera donc élevée à l’avenir.Corinne Remund
systèmes auditifs suisseOrientée vers l’avenirEnjeux liés à la formation
Un réseau solide
Il y a environ 30 ans, les grands magasins spécialisés dans les aides auditives se sont séparés de l’association professionnelle de l’époque, car ils ne pouvaient plus suivre le rythme des évolutions du marché, notamment en termes de participation aux décisions. Après deux changements de nom, l’association est devenue la plateforme professionnelle actuelle Systèmes auditifs Suisse.Aujourd’hui, elle regroupe plus de 300 magasins spécialisés dans l’audioprothèse, dont la quasi-totalité des chaînes du secteur, dans toutes les régions linguistiques de Suisse. Environ deux tiers du marché sont présents sur cette plateforme. Cette dernière se considère donc comme le porte-parole le plus important du secteur.
Orientée vers l’avenir
Basée à Berne, l’association se positionne comme le point de contact central pour les audioprothésistes et leurs entreprises. Elle gère le centre d’information pour une bonne audition sur www.hörqualität.ch/fr. Le président de la plateforme sectorielle est Christian Rutishauser (Amplifon AG, Baar), qui est aussi membre de la Chambre suisse des arts et métiers depuis plusieurs années.L’association gère aussi le secrétariat du groupe parlementaire «Bonne audition». Son président est Thomas de Courten (UDC/BL). La plateforme sectorielle préside aussi l’Association pour la formation dans le domaine des systèmes auditifs VBHA (www.vbha.ch/fr). Elle est aussi propriétaire de la seule école d’audioprothèse en Suisse, l’académie suisse de l’audition asa (www.ahs.ch/fr).
Enjeux liés à la formation
Dans un environnement de marché dynamique, caractérisé par les innovations technologiques, les changements démographiques et des attentes élevées en matière de qualité des services, cette association apporte un soutien complet à ses membres. Elle s’engage en faveur d’une formation initiale et continue de haute qualité pour tous les professionnels du secteur, conformément à sa devise: «La meilleure qualité de service pour une meilleure qualité d’audition.» Systèmes auditifs Suisse dispose en outre d’un excellent réseau avec d’autres associations, organisations, autorités et décideurs politiques.
Corinne Remund
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