Publié le: 27 février 2026

Une propagande caricaturale de la SSR

VOTATIONS DU 8 MARS – Les adversaires à l’initiative «200 francs, ça suffit!» s’opposent de toutes leurs forces au retour de la SSR à sa mission première. Ils brandissent des scénarios apocalyptiques et toutes sortes d’effets spéciaux. Clairement, leurs propres intérêts financiers sont aussi en jeu.

Le 8 mars, nous voterons sur l’initiative SSR «200 francs, ça suffit!». Elle vise à soulager les ménages et à enfin libérer les PME de la double imposition injuste et anticonstitutionnelle. Elle mérite un OUI clair.

Les opposants prédisent la fin de la Suisse et de la démocratie si l’initiative est acceptée. C’est non seulement complètement exagéré, mais aussi une inversion des faits. Mais cela correspond bien à la campagne contre l’initiative, qui opère avec des contradictions, des fumigènes et des scénarios apocalyptiques. Voici quelques exemples tirés de cette campagne.

Point 1: Grâce à un accord douteux, la SSR – financée par les redevances obligatoires que nous payons tous – a acheté la confiance des éditeurs privés afin qu’ils militent pour le «non» le 8 mars prochain. Pas question pour eux de défendre la démocratie, mais son sabotage. Dans ce contexte, les slogans des opposants à l’initiative jouent sur le registre de la satire. Rappelons qu’il existe plusieurs centaines de journaux en Suisse et que la SSR ne devrait avoir qu’un rôle complémentaire dans les médias.

Point 2: De nombreux opposants profitent directement de la SSR. Que ce soit par le biais de contrats ou, dans le cas des politiciens, des professeurs et des artistes, par le biais de leur présence dans les médias. Les (anciens) employés de la SSR bénéficient de conditions extrêmement généreuses via leur CCT. Cela montre que les termes «solidarité» et «orientation vers le bien commun» constamment utilisés par les opposants à l’initiative ne servent qu’à détourner l’attention de leurs propres intérêts financiers. Pourtant, aucun média ne parle de «lobbyistes» (en faveur de la SSR), un terme souvent utilisé pour parler des représentants de l’économie ou des agriculteurs. Le diable se cache dans les détails.

Point 3: Les opposants minimisent systématiquement l’allègement des charges pesant sur les ménages et les entreprises. Une manœuvre de diversion classique pour éviter toute économie: chaque poste de dépenses peut être présenté comme insignifiant. Le plus scandaleux, c’est que les principaux bénéficiaires de la SSR calculent pour les contribuables et les PME ce qui constitue ou non un allègement à leurs yeux. Or chacun, chacune et chaque PME devrait pouvoir rester l’arbitre de sa décision et des économies qu’il souhaite réaliser.

Point 4: Pour les opposants, un «oui» signifierait la fin du sport et de toute la culture populaire. Or, ces deux domaines vivent des rencontres directes entre les gens.

«Même la Fête fédérale de lutte pourrait être financée par la publicité.»

Les opposants préviennent également qu’en cas d’acceptation, les fêtes de lutte ne seraient plus diffusées. Peter Wanner, président du conseil d’administration de CH Media, a contredit cette affirmation. Ses chaînes de télévision ont diffusé plus de 20 fêtes cantonales de lutte sans supplément. Même la Fête fédérale de lutte pourrait être financée par la publicité.

Point 5: La SSR et ses acolytes mettent en garde contre les grandes entreprises technologiques comme Facebook, YouTube, etc., notamment en raison de la fuite des recettes publicitaires. Pourquoi la SSR exploite-t-elle alors environ 150 canaux de médias sociaux? Plus grave: la gauche et les Verts vont même jusqu’à promouvoir l’interdiction de la publicité dans les lieux publics. Les bénéficiaires de cette mesure sont précisément ces grandes entreprises technologiques. Ce n’est pas honnête.

Point 6: «Adieu la sécurité», proclame la campagne du «non», qui peut compter sur le PS comme l’un de ses principaux bailleurs de fonds. Le PS, qui fait cavalier seul en matière de politique de sécurité, prône dans son programme la suppression de l’armée. On ne peut guère faire plus contradictoire. Il en va de même pour les vidéos (IA) produites par les opposants à l’initiative, qui contiennent des exagérations démesurées. Ils présentent cela comme une satire. Ils reprocheraient la même chose à d’autres en les accusant de désinformation.

Point 7: À mots couverts, la directrice générale Susanne Wille admet que la SSR peut se contenter de la moitié du budget. En cas de oui, la SSR conserverait même plus de la moitié, soit 850 millions de francs, soit 2,3 millions de francs par jour. Cela suffit pour une bonne couverture médiatique des régions.

Le 8 mars prochain, votons avec clarté et conviction OUI à l’initiative SSR!

Rolf Hug

www.soulager-les-pme.ch

CONSEIL FÉDÉRAL

80’000 entreprisesconcernées

En cas de rejet de l’initiative, le Conseil fédéral souhaite adapter la structure tarifaire pour les entreprises. «Cela allégera encore davantage la charge des PME», a lancé le conseiller fédéral Albert Rösti dans l’émission «Arena». Mais cette adaptation est une boîte noire. Les grandes entreprises s’y opposeront. Même avec la proposition du Conseil fédéral, plus de 80’000 entreprises, dont une grande majorité de PME, continueront d’être doublement imposées avec des factures à quatre ou cinq chiffres, en fonction de leur chiffre d’affaires, même avec des pertes. C’est injuste et sans base constitutionnelle.

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