Les PME ont besoin de conditions-cadres fiables en matière d'octroi de crédits
Lessive durable, des bonnes nouvelles
MOA – Nous avions rencontré Elise Lanoue à Aigle dans son atelier où elle fabrique elle-même un super produit de lessive en utilisant des cendres de bois naturel suisse. Son entreprise s’appelle MOA (made of ashes) et en une année, cette cleantech est devenue encore plus durable.
Basée dans une zone industrielle, Elise Lanoue avait opté pour un grand hangar doté d’une hauteur de plafond respectable. Nous plaisantions en juin 2025, suggérant que son entreprise allait pousser verticalement. Eh bien c’est le cas. «J’ai fait quelques petits investissements pour utiliser des surfaces de stockage et de rangement jusqu’à trois mètres de haut et je dispose désormais d’un petit monte-charge et d’autres outils qui me permettent de gagner une place précieuse au sol.»
Intérêt de la part des PME
Après une année qui a vu de nombreux projets péricliter, voire capoter, comment se porte cette jeune cleantech? «Les choses se passent plutôt bien pour MOA: les ventes ont progressé et je constate une certaine récurrence dans les commandes», relève Elise Lanoue. «La distribution se développe aussi avec de nouveaux partenariats. Du côté de la clientèle entreprises, j’observe qu’un nombre plus important de restaurants, de crèches et de pressings utilisent mes produits.»
Un prix de durabilité à Aigle
La fondatrice publie sur Instagram des messages de présentation de ses produits. Elle a grappillé cinq étoiles sur le site Google et même un Prix de la durabilité de la Ville d’Aigle. Récemment, une participation à la Récup’Art Expo au Château de Coppet lui a permis d’échanger avec d’autres acteurs du microcosme durable. Et d’expliquer, une fois encore, que sa démarche – les lessives à base de cendres naturelles, recette élaborée à partir de celle de nos grand-mères, cela fonctionne à merveille!
En aval, Elise Lanoue est fière d’annoncer que ses déchets sont désormais eux-mêmes revalorisés et retournent à la terre nourricière: «J’ai eu la chance de rencontrer Pierre-Alain Schweizer, le maraîcher du Domaine de la Perrole, également à Aigle. Il utilise désormais le seul déchet que je produis, des meules de cendres extraites de mes bains. Il les mélange à du compost avant de les répandre dans les champs pour produire de bons légumes.» Une démarche gagnant-gagnante.
Des cendres sans colles
En amont, la récolte de cendres se poursuit avec Thermobois, le partenaire historique basé à St-Ursanne. Par ailleurs, MOA est actuellement en contact avec plusieurs responsables de chauffage à distance, de scieries, d’utilisateurs de pellets.
«Pour que la démarche reste fidèle à mon projet, je dois éviter d’utiliser des bois qui ne sont pas naturels et respecter un cahier des charges que je me suis fixé», ajoute-t-elle. «Les fournisseurs de cendres doivent analyser les produits qu’ils livrent aux déchetteries et je souhaiterais disposer de ces données avant de prendre une décision. Il faut éviter d’utiliser des cendres qui contiennent des colles, comme dans certains pellets. Et aussi, développer des partenariats pour me sourcer dans une zone géographiquement proche.»
Élargir son horizon
Enfin, l’équipe s’est temporairement agrandie. La fondatrice a pu engager un extra, respirer un brin et lever le nez de ses cuves, pour partir à la rencontre de nouveaux partenaires et élargir son horizon.
François Othenin-Girard
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