En Suisse, 14% de la population active occupée exerce une activité indépendante. Qu’elles exercent une profession libérale ou soient responsables d’une petite ou moyenne entreprise (PME), ces personnes occupent une place essentielle dans le tissu économique national.
Dans certains secteurs professionnels, le travail indépendant est une forme d’activité particulièrement répandue. Dans ces secteurs, il existe un intérêt marqué pour l’acquisition de compétences, notamment dans le domaine de la gestion d’entreprise.
La nécessité d’obtenir un diplôme, par exemple dans des secteurs tels que la santé, constitue une condition préalable pour pouvoir légalement exercer une activité indépendante ou pour obtenir une reconnaissance auprès de la clientèle.
Former des experts
La formation professionnelle supérieure (FPS) joue à cet égard un rôle essentiel puisqu’elle permet de développer entre autres ces compétences. Les personnes ayant suivi une formation dans une école supérieure (ES), ayant obtenu un brevet fédéral (BF) ou un diplôme fédéral (DF) disposent ainsi des outils nécessaires pour renforcer une entreprise existante ou débuter une activité indépendante .
Une année après l’obtention de leur diplôme fédéral, 13% des titulaires poursuivent une activité indépendante. Les domaines de formation de l’agriculture et de la santé figurent parmi les plus représentés.
La majorité de ces professionnels étaient déjà actifs à titre indépendant avant l’obtention de leur titre et poursuivent leur activité au sein de l’entreprise ou du cabinet qu’ils ont eux-mêmes fondé.
Un quart des femmes ayant obtenu un diplôme fédéral
C’est ce qui ressort des enquêtes sur la formation professionnelle supérieure réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). La formation professionnelle supérieure permet à des professionnels de devenir experts dans leur domaine et de se perfectionner dans la gestion et la conduite d’une entreprise. Quatre ans après l’obtention de leur diplôme fédéral, un quart des femmes exercent une activité indépendante.
Ce résultat s’explique en grande partie par la place prépondérante du domaine de la santé, caractérisé par une forte représentation féminine. Chez les hommes, ce sont principalement les diplômés du domaine de l’agriculture qui contribuent à la proportion élevée d’indépendants.
La plupart des indépendants actifs dans leur propre structure
Près de la moitié (47%) des titulaires d’un brevet fédéral exerçant une activité indépendante ont fondé leur propre entreprise et un quart ont repris une structure existante.
La gestion de sa propre entreprise est un peu moins courante chez les titulaires d’un diplôme fédéral. En effet, ces derniers exercent plus souvent une profession libérale et 46% ont fondé leur cabinet.
Le travail sur la base de mandats ou honoraires (freelance) est effectué par un peu moins d’un tiers (32%) des personnes diplômées d’une école supérieure.
Com/réd