Publié le: 4 septembre 2026

Un symbole plus fort que des mots

PéTITION SWISSNESS – La croix suisse est bien plus qu’un simple élément du drapeau suisse. C’est un symbole qui incarne l’identité, les origines, la confiance et la qualité suisses. C’est pourquoi la croix suisse ne peut être apposée que sur des produits fabriqués en Suisse. Une pétition lancée par l’usam demande que cette situation reste inchangée.

Depuis ce printemps, le symbole de notre «identité suisse» est menacé. L’autorité fédérale compétente, l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI), a opéré un revirement déguisé en «précision»: désormais, la croix suisse peut également être utilisée pour des produits fabriqués à l’étranger.Pour cela, il suffit qu’une activité quelconque liée au produit ait eu lieu en Suisse et que la croix suisse figure dans la description de cette activité (p. ex. dans «Swiss Design»)

Le design ou le développement sont souvent cités comme exemples de ce type d’activités. Mais il arrive aussi que des activités totalement insignifiantes et secondaires soient mises en avant à l’aide d’une croix suisse. Cela ouvre grand la porte aux abus.

La croix suisse a plus d’impact que les mots

La croix suisse a un impact bien plus fort que les descriptions plus nuancées qui l’accompagnent, comme «Swiss Design». Un célèbre chercheur en publicité écrivait déjà dans les années 1990, dans un ouvrage de référence sur la communication visuelle: «Les images sont des coups rapides tirés dans le cerveau.»

Cette phrase résume bien la situation: les images sont captées par le cerveau en une fraction de seconde. Elles suscitent immédiatement des émotions et restent gravées dans la mémoire. Et des images fortes, comme la croix suisse, éclipsent le texte qui les accompagne.

Les électeurs s’opposent à toute dilution de la croix suisse

La croix suisse appartient au peuple suisse. C’est pourquoi l’usam a demandé aux Suissesses et aux Suisses ce qu’ils pensent du dévoiement officiellement autorisé de la croix suisse.

Le sondage Demoscope réalisé en juillet le montre: une nette majorité des électeurs rejette ce changement de pratique et estime que celui-ci sape la confiance dans la valeur symbolique de la croix suisse.

Le résultat du sondage conforte l’usam dans son combat pour la défense de la croix suisse. Il est inacceptable qu’une autorité suisse cède à la pression d’entreprises qui produisent à l’étranger et autorise arbitrairement – et qui plus est, sans consultation préalable – un abus, en acceptant ainsi des conséquences désastreuses pour la Suisse en tant que site de production.

L’usam défend la croix suisse à tous les niveaux

Elle est la seule fédération faîtière économique qui ne mâche pas ses mots et qui se bat pour la croix suisse. Le président et la vice-présidente de l’usam, le conseiller aux États Fabio Regazzi et la conseillère nationale Daniela Schneeberger, ont déposé dans chacune des deux chambres du Parlement une motion intitulée «Réserver la croix suisse aux produits fabriqués en Suisse».

«Il est inacceptable qu’une autorité suisse accepte d’assumer des conséquences désastreuses pour la production en Suisse.»

Les Commissions de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) aux États se sont aussi penchées sur cette question et ont récemment organisé des auditions.

Soutenu par les cantons, l’économie et le monde scientifique

L’usam bénéficie désormais aussi du soutien des cantons. La cheffe du Département de l’économie du canton de Vaud, la conseillère d’État Isabelle Moret, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle a expressément soutenu les motions du Comité directeur de l’usam. L’usam bénéficie aussi du soutien des milieux scientifiques et des entreprises concernées.

Lors de la conférence de presse de l’usam du 11 août 2026, Sven Reinecke, professeur de marketing de l’Université de Saint-Gall (HSG), a expliqué en quoi la nouvelle pratique de l’IPI induisait les consommatrices et consommateurs en erreur. Silvan Lämmle, vice-président de l’Association de l’industrie suisse des lubrifiants, et Philipp Bosshard, président de l’Union suisse de l’industrie des vernis et peintures (USVP), sont deux chefs d’entreprises familiales disposant de sites de production en Suisse. Ils ont illustré à l’aide d’exemples concrets les effets néfastes du changement de pratique de l’IPI. Claudio Minder, directeur du fabricant de chaussures Kybun, a expliqué pourquoi le changement de pratique de l’IPI était l’une des principales raisons du transfert de 40 emplois en Italie.

Signez la pétition

L’usam poursuit ses efforts et maintient la pression sur les autorités fédérales à Berne. C’est pourquoi elle a récemment lancé une pétition. Mobilisez-vous en faveur des PME suisses et contre la braderie de la croix suisse autorisée par les autorités: signez dès maintenant la pétition «Swissness» de l’usam!

Urs Furrer, directeur usam

www.sgv-usam.ch/swissness_fr

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