Publié le: 6 novembre 2026

Pas au détriment des arts et métiers

13e RENTE AVS – «Au lieu d’augmenter à nouveau les impôts, l’État doit fixer des priorités dans ses dépenses et s’attaquer aux réformes structurelles», affirme Susanne Vincenz-Stauffacher, conseillère nationale et coprésidente du PLR Suisse. En conséquence, les libéraux-radicaux, tout comme l’usam, s’opposent au financement de cette 13e rente AVS par une hausse de la TVA.

La vie en Suisse coûte de plus en plus cher. Malgré cela, c’est précisément maintenant qu’une majorité du Parlement veut encore augmenter la TVA: le 29 novembre, nous voterons sur le relèvement du taux normal de 8,1 à 8,5%. Cette hausse frapperait toute la population, et plus particulièrement celles et ceux qui, chaque matin, ouvrent leur atelier, lèvent le rideau de leur magasin ou font tourner leur restaurant.

Moins de moyens pour nos PME

Le cas d’une restauratrice illustre bien le dilemme: les prix des denrées alimentaires et de l’énergie ont augmenté, tout comme les salaires. Si la TVA augmente à son tour, la restauratrice doit choisir: relever les prix de sa carte, au risque de perdre des clients, ou maintenir ses prix et absorber l’impôt supplémentaire en rognant sur sa marge, déjà faible. Le salon de coiffure, le commerce local ou l’entreprise artisanale se retrouvent face au même dilemme. Tous ne peuvent pas simplement répercuter la hausse des coûts sur leur clientèle.

Présentée comme un impôt sur la consommation, la TVA pèse donc aussi sur les PME. Et même lorsqu’une hausse des prix est possible, elle n’est pas sans conséquences. Quand les primes, les loyers et les impôts réduisent l’argent disponible, on réfléchit à deux fois avant d’aller au restaurant ou de faire un achat.

Moins de moyens pour investir

Moins d’argent dans le porte-monnaie de la population par cela veut dire moins de commandes pour nos commerces et nos PME. Une baisse de la consommation signifie aussi moins de chiffre d’affaires et de marge de manœuvre pour investir, engager du personnel supplémentaire ou créer des places d’apprentissage. Les petites entreprises, en particulier, ne peuvent investir et employer du personnel que s’il leur reste suffisamment d’argent après déduction de toutes leurs charges. Faire encore pression sur leurs marges, c’est aussi fragiliser leur capacité à garantir des emplois stables.

Encore plus de bureaucratie

Dans les régions frontalières, le problème est plus grave encore. Chaque hausse du coût de la vie renforce l’attractivité du tourisme d’achat, au détriment des commerçants et des emplois en Suisse. À cela s’ajoute la bureaucratie: il faut adapter les systèmes de caisse, les listes de prix, les devis et les logiciels de facturation. Dans les petites entreprises, c’est souvent la patronne qui s’en charge après la fermeture. Ce travail coûte du temps et de l’argent sans apporter la moindre commande supplémentaire. Autant de temps qui manque pour la clientèle et le personnel.

Arrêter d’infliger de nouvelles charges aux PME

Soulignons que ce projet ne résout même pas le problème du financement: il impose une charge de 1,5 milliard de francs à la population tout en finançant moins de la moitié de la 13e rente AVS. De plus, d’autres projets de taxation (armée, AI, réforme de l’AVS) mijotent déjà dans les marmites de la Berne fédérale. Ça suffit!

Pour le PLR, il est clair que la 13e rente AVS doit être et sera versée à la fin de l’année. Il est aussi clair que nous ne pouvons pas sans cesse infliger de nouvelles charges aux entreprises. Au lieu d’augmenter une nouvelle fois les impôts, l’État doit enfin fixer des priorités dans ses dépenses et engager des réformes structurelles. Un NON donnera au Parlement le mandat de proposer un financement viable.

Nos PME ont besoin de carnets de commandes bien remplis et d’un allégement des charges. Pour protéger le pouvoir d’achat, les emplois et les places d’apprentissage, votons NON à la hausse de la TVA le 29 novembre!

Susanne Vincenz-Stauffacher, conseillère nationale et coprésidente du PLR Suisse

www.nouveaux-impots-non.ch

Articles approfondis

Les plus consultés