Publiziert am: 19.01.2018

Apprentis: inverser cette tendance négative

BRASSEURS – Le point sur la formation professionnelle dans le monde de la bière avec Stéphane Quellet, président de la commission de formation de l’Association suisse des brasseries à Zurich.

Stéphane Quellet, vous êtes brasseur et maître-brasseur diplômé. En quoi la formation professionnelle vous concerne-t-elle?

nStéphane Quellet: Je suis d’une part responsable de la formation des apprentis chez Feldschlösschen et exerce d’autre part plusieurs fonctions dans ce domaine au niveau Suisse. Je suis notamment président de la commission de formation de l’Association suisse des brasseries à Zurich et président de la communauté de travail Technologues en denrées alimentaires à Muri près de Berne.

Que se passe-t-il de nouveau chez les brasseurs au plan de la formation?

n Il faut effectivement savoir que 
la formation de brasseur a été complète­ment remaniée ces vingt dernières années et intégrée comme plusieurs autres métiers de l’alimentation dans le profil professionnel de Technologue en denrées alimentaires (TDA). Cette formation comprend désormais huit domaines de spécialisation: produits de boulangerie, bière, produits « convenience », produits carnés, boissons, chocolat, produits secs, et produits de confiserie.

Qu’est-ce qui justifie ce remaniement?

n La raison principale, c’est le nombre décroissant d’apprentis dans tous ces métiers. On entend fréquemment dans la presse qu’il existe plus de 800 brasseries en Suisse, mais la plupart de ces micro-entreprises sont gérées par des personnes non-formées qui produisent de la bière en tant que hobby.

Qui s’engage encore à former des apprentis de nos jours?

n Les 30 plus grandes brasseries de Suisse produisent plus de 99,5% du marché et ce sont en général ces 
mêmes brasseries qui sont aptes, de par leurs installations, mais aussi de par la qualification de leur personnel, à former des apprentis. Environ 
10 TDA du domaine spécifique bière sont formés chaque année.

Et en Suisse romande, quelle est la situation?

n En ce qui concerne la Suisse 
romande, seules 1 ou 2 brasseries 
atteignent cette grandeur critique 
et ne forment des apprentis que sporadique­ment. Nous sommes toute­fois très intéressés par la promotion de la formation de Techno­logue en denrées alimentaires en Suisse romande également.JAM

COUP DE PROJECTEUR sur l'association

Fondée en 1877, l’Association suisse des brasseries (ASB, anciennement Société suisse des brasseurs, SSB) est l’organisation faîtière du secteur brassicole suisse. Elle regroupe 19 brasseries produisant un volume annuel minimal de 2000 hectolitres (hl).

But de l’association

Toute brasserie ou groupement de brasseries de Suisse qui produit au minimum 2000 hl de bière par an peut adhérer à l’ASB. L’association promeut et défend les intérêts professionnels et économiques de ses membres. Elle encourage en outre la rationalisation dans le secteur brassicole en adoptant des normes, en soutenant des projets de recherche et en favorisant l’échange d’expériences.

Organes

L’organe suprême de l’association est l’assemblée générale. Le comité est formé d’au moins sept membres. Il reflète de par sa composition l’ensemble des membres, grâce à une représentation équilibrée des grandes, moyennes et petites brasseries. La 
direction opérationnelle est appuyée par un secrétariat, placé sous la conduite du directeur de l’ASB.

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