Publié le: 4 juin 2021

Coup de frein sur les coûts

FORMATION CONTINUE – La Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) a mesuré l’impact de la pandémie. Si de nouvelles compétences sont nécessaires, les PME tendent aussi à économiser en raison des nombreuses incertitudes.

La formation continue est importante pour faire face aux conséquences de la pandémie. C’est la conviction de deux tiers des PME qui ont participé à une enquête en ligne menée par la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA).

Dans un communiqué cette association estime que, pour la majorité des PME interrogées, la situation de pandémie «pose des exigences élevées aux compétences de leurs employés». La FSEA a mené l’enquête en collaboration avec l’Union suisse des arts et métiers (usam), digitalswitzerland et KMU Next.

Recherche de compétences nouvelles et déjà existantes

Un tiers des PME ont déclaré que les collaborateurs avait besoin de compétences nouvelles ou différentes en raison de la pandémie. Pour environ 60% de ces répondants, l’agilité, les compétences sociales et de communication ont été affectés. 43% ont noté un effet marqué de la pandémie sur les compétences numériques.

Autre résultat: 33% des PME ont déclaré que leurs besoins en formation avaient augmenté en lien avec la crise sanitaire. Le besoin de formation continue d’une entreprise est défini dans l’étude comme la nécessité pour les employés d’acquérir de nouvelles compétences ou d’élargir leurs connaissances existantes afin de répondre aux exigences de l’entreprise.

Formation: les PME économisent

Cependant, le besoin accru de formation continue n’est pas satisfait par toutes les PME. L’étude montre que près d’un tiers des entreprises ayant un besoin accru n’ont pas modifié leur activité de formation, voire l’ont même réduite. Une certaine prudence s’impose en matière de financement. Des économies ont été réalisées, notamment en ce qui concerne les dépenses liées aux cours de formation continue externes.

Comme l’écrit la FSEA, cela est «vraisemblablement lié au fait que de nombreuses PME ont besoin d’un soutien en matière de financement ou d’infrastructure informatique en raison de la crise». Toutefois, cette réticence pourrait également être liée au fait que la moitié des entreprises interrogées ont déclaré manquer de connaissances sur les compétences du futur. uhl

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