Publiziert am: 08.03.2019

De bons marchés sans exubérance

asie – Pour la Suisse et ses multiples accords de libre-échange, l’évolution des économies asiatiques est de prime importance.

La Chine, le Japon, la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taiwan: ces six économies asiatiques pointent en tête des relations commerciales entre la Suisse et l’Asie.

La Suisse a conclu un accord de libre-échange avec les cinq premiers, quant à celui qui existe déjà avec le Japon, il doit être modernisé en 2019. Indépendamment de leurs liens avec la Suisse, les économies asiatiques évoluent parallèlement à la progression du duo sino-japonais.

La Chine s’attend à ce que sa production économique augmente encore de 6% en 2019. Bien que ce taux soit moins élevé que d’habitude et que cela corresponde même à un ralentissement, il ne s’agit certainement pas d’une récession. Avec cette baisse de régime, le taux de chômage devrait passer d’environ 4,3% à environ 4,6% de la population active, ce qui est jugé acceptable.

Les quatre principaux aspects de l’économie chinoise devraient croître au même rythme que la production économique: la consommation privée, les investissements en capitaux, les exportations et les importations. En particulier, les importations devraient augmenter de près de 10%, ce qui représente une chance pour l’économie suisse.

Le Japon continue sa stagnation prolongée. L’économie devrait croître d’environ 0,5% de son produit intérieur brut (PIB) en 2019. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est suffisant pour maintenir le taux de chômage en dessous de 3%, un taux qui est considéré comme le point d’équilibre au Japon.

La croissance globale de l’économie japonaise provient de ses liens avec l’extérieur, c’est-à-dire les exportations et les importations. Les premières devraient croître d’environ 2%, tandis que les secondes gagneraient environ 1,5% en 2019.

L’Inde – un pays avec lequel la Suisse n’échange que peu – pourrait nous surprendre en 2019. Avec une croissance des exportations de près de 20% et une augmentation des importations de plus de 20% par rapport à l’année précédente, le pays de l’Indus est l’économie asiatique qui connaîtra la plus forte croissance en 2019, avec une croissance globale de près de 8%.

La Corée du Sud, mais également Hong Kong,Taiwan et Singapour sont des économies développées, comparables à celles des Etats-Unis. Elles connaissent toutes à présent des développements cycliques tardifs. Cela signifie que les marchés financiers sont plus rentables que l’économie réelle et que la croissance est lente, environ 2% par an.

Dans l’ensemble, les économies asiatiques promettent un développe-ment: pas exubérant, mais bon pour l’année 2019: la période de boom semble être terminée dans presque tous ces pays, mais la tendance se poursuit vers une croissance à des rythmes plus lents.

Henrique Schneider, usam