Publiziert am: 07.02.2018

«Je choisis de faire confiance»

campagne romande – Le 4 mars prochain, c’est votre liberté que vous reconquérez en disant «Oui» à «No Billag», relève Louise Morand, responsable de la campagne à Genève et membre du Comité des Jeunes libéraux et radicaux suisses.

Le 4 mars prochain, notre voterons sur l’initiative «Oui à la suppression des redevances radio et télévision (redevances Billag)». Notre initiative ne fait pas l’unanimité et le débat l’entourant est plus que prenant. La question est la suivante: Voulez-vous décider par vous-même quels médias vous financez? Vous sentez-vous dignes de reprendre votre liberté? Parce que oui, c’est bien de liberté qu’il s’agit.

«Excessif, choisir comment s’informer?»

Aujourd’hui, nous choisissons notre formation, notre nourriture, nos vêtements. Ces choix capitaux, personne d’autre que nous-mêmes n’est mieux placé pour les faire. Pourquoi en irait-il autrement pour les médias? Nous votons quatre fois par an sur l’avenir de notre pays. Mais choisir comment s’informer est excessif si on en croit beaucoup. A en croire les opposants fort bruyants à «No Billag», la population, c’est-à-dire vous, est trop stupide pour savoir s’informer correctement.

Nous refusons ce paternalisme. Si nous sommes capables de voter dans l’urne, nous voulons également voter par le porte-monnaie. Notre argent, notre choix. Libre aux ardents défenseurs de privilèges d’un autre temps d’investir en les causes qui leur tiennent à cœur. Nous ne pouvons qu’encourager une telle générosité. Seulement, ne prenez pas notre porte-monnaie au passage. Usez du vôtre.

Comment la population peut-elle être réellement autonome si on a de cesse de la prendre par la main «parce que c’est pour son bien»? Je choisis de faire confiance. Parce que je refuse d’être une voix de plus clamant un besoin toujours plus grand des autres. Faisons confiance et rendons une de leurs libertés aux citoyens le 4 mars 2018. Et reprenons la nôtre.

Le 4 mars, prouvons que les défenseurs de la liberté sont plus nombreux que ceux qui veulent garder un système injuste et dépassé. Prouvons que nous sommes responsables et que nous ne voulons plus de cette main paternaliste sur notre épaule. Parce que le 4 mars, c’est votre liberté que vous reconquérez en disant oui à «No Billag».

«Chers opposants à l’initiative No Billag!»

Le débat est bien lancé, nous vous entendons d’ailleurs à toutes les sauces. Il reste encore un mois avant la votation et j’ai une prière à vous adresser, chers opposants à «No Billag». Je comprends bien que nos avis divergent sur la question. Cependant, vos arguments sont effrayants. Effrayants tant ils sont caricaturaux et ridicules. Lorsque vous dites que l’acceptation de l’initiative «No Billag» serait un «suicide collectif de notre démocratie», vous jetez le discrédit sur tout votre camp. Notre démocratie ne tient pas à une taxe. La Suisse existait avant la redevance et continuera après. Je ne sais comment vous arrivez à dire de telles inepties. Ma propre éthique me l’interdit. Alors je vous prie: réfléchissez aux mots dont vous usez. Ils ont leur importance. En vous plaçant dans le caricatural, vous privez les citoyens du débat qui devrait réellement avoir lieu: Quelles libertés pour les citoyens suisses ?

Louise Morand, responsable de la campagne dans le canton de Genève, membre du comité des Jeunes libéraux radicaux suisses