Publié le: 22 janvier 2021

Orientée objectifs et visant l’avenir

gestion immobilière – De nouvelles formes d’environnements de vie et de travail apparaissent. C’est un défi majeur pour l’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT). En politique, dans son réseau, ses formations et ses services, elle s’efforce de jouer son rôle de pionnier.

La gestion immobilière représente un volume de valeur important en Suisse: elle crée 41 000 emplois à plein temps, génère 100 milliards de francs de valeur ajoutée brute et 12,4 milliards de francs de recettes fiscales. «Les parcs immobiliers appartiennent en grande partie à des particuliers, bien que les investisseurs institutionnels soient de plus en plus souvent propriétaires d’immeubles collectifs et commerciaux», explique Marcel Hug, directeur de SVIT Suisse.

A relever, la professionnalisation de la gestion et du marketing. «Les caisses de pension, par exemple, gèrent leurs biens immobiliers, qui représentent pour elles des biens à rendement, avec beaucoup d’expertise», ajoute Ivo Cathomen, directeur général adjoint de SVIT Suisse. La Suisse continue d’être un pays de locataires, avec 41% des 2,2 millions de ménages vivant en copropriété, et la tendance est légèrement à la hausse.

«Avec le bureau à domicile, l’exode rural s’est inversé et il y a une tendance vers les centres urbains, et donc une utilisation efficace de l’espace de vie», observe Cathomen. Un mot clé important en ce qui concerne la construction à l’avenir est la densification: «Les gens veulent vivre en ville, être à la campagne rapidement et payer peu pour cela», ajoute-t-il.

Immobilier et caractère durable

De nouveaux environnements de travail apparaissent, ce qui entraîne également de nouvelles formes de logement. «A l’avenir, il faudra trouver des solutions à de nombreux problèmes d’aménagement du territoire», déclare Marcel Hug. La durabilité joue également un rôle important dans le secteur de l’immobilier. Et de commenter: «L’énergie et le C02 sont les paramètres les plus importants. On accorde encore trop peu d’attention à l’énergie dite grise, c’est-à-dire l’énergie primaire nécessaire à la construction d’un bâtiment. Il y a encore beaucoup de potentiel d’amélioration ici, car l’énergie grise utilisée dans un bâtiment peut être minimisée, par exemple, en utilisant des matériaux locaux et en construisant de manière à préserver les ressources.» Et Cathomen d’ajouter: «Aujourd’hui, il est important de construire des bâtiments dont l’exploitation est durable et qui ont donc un concept d’utilisation flexible qui sert les propriétaires et les locataires.»

«On accorde encore trop peu d’attention à l’énergie dite grise.»

Si la pandémie a peu d’impact sur le secteur résidentiel, elle pose des problèmes majeurs pour les loyers des entreprises. «Il a été démontré que l’économie intérieure fonctionne mieux que ce que l’on pensait. Cela conduit inévitablement à des discussions sur l’avenir du marché des bureaux. Est-ce qu’il faudra moins d’espace de bureau à l’avenir, est-ce qu’une vague de faillites va déferler sur nous, ou est-ce qu’il faudra plus d’espace en raison de l’éloignement social», s’interroge Marcel Hug. Et il ajoute: «La crise sanitaire pousse massivement le commerce en ligne et repousse le commerce de détail. Là encore, les surfaces de vente et d’entreposage vont diminuer en conséquence.»

Préparer les connaissances de manière professionnelle

Le secteur de l’immobilier est extrêmement engagé dans la formation et la formation continue et est le quatrième secteur en importance qui forme ses jeunes dans les quatre professions de gestionnaire immobilier (CFC), de commercialisateur immobilier (CFC), d’évaluateur immo­bilier (CFC) et de promoteur immobilier (CFC) par le biais d’appren­tissages commerciaux. Après ces formations de base, il existe diverses possibilités d’avancement via le diplôme d’école supérieure technique en tant qu’administrateur de biens immobiliers certifié jusqu’au master de la HWZ Zurich.

«L’école de l’association est le premier prestataire de formation dans le domaine de l’immobilier dans toute la Suisse», note Hug. Le SRES augmente les chances de promotion dans l’industrie et maintient toujours les connaissances à jour. En étant proche du marché, le SRES est en mesure de répondre aux défis actuels dans la pratique», souligne Hug. «Ceux qui y acquièrent leurs connaissances en matière d’immobilier ont de très bonnes chances de passer leur diplôme.»

Avec 633 diplômés en 2019 en formation d’assistant, et 1009 en formation de commis, respectivement, l’école est très demandée. «Nous évoluons dans une industrie en croissance, et nous avons donc une forte demande de formation. Les professionnels bien formés sont plus demandés que jamais», déclare Ivo Cathomen. Une offre de cours flexible, des instructeurs qui sont des experts reconnus dans le secteur de l’immobilier et des possibilités de réseautage avec des professionnels de l’immobilier sont les éléments qui distinguent le SRES. Son offre transrégionale le distingue également de la concurrence.

Proximité avec le marché

L’individualisation exige de plus en plus de compétences spécifiques, et les profils d’emploi évoluent. «Les tâches répétitives sont numérisées. En retour, nous avons plus de temps pour des conseils compétents et un travail de qualité», explique Ivo Cathomen. Grâce à sa proximité avec le marché et à sa longue expérience, le SVIT est toujours en mesure de répondre aux dernières demandes du terrain.

L’Ecole suisse de l’immobilier du SVIT répond à l’avancée de la numérisation avec le «blended learning», un mélange d’enseignement traditionnel en face à face et de contenu numérique. Enfin, dans le cadre de l’internationalisation, les prestataires de services immobiliers travaillent de plus en plus indépendamment du lieu d’implantation et les entreprises internationales recrutent également sur le marché suisse, ce qui rend un diplôme valable à l’échelle internationale de plus en plus important. «Notre programme de licence en immobilier est unique et offre aux diplômés titulaires d’un certificat professionnel la possibilité d’obtenir un diplôme universitaire reconnu au niveau international», précise Marcel Hug.

NOUS ÉVOLUONS DANS UN SECTEUR EN CROISSANCE.»

Le SVIT valorise une approche libérale de l’économie afin d’éviter la surréglementation tout en préservant et protégeant le droit de la propriété. «Nous garantissons un échange institutionnalisé avec les politiciens, nous nous exprimons sur les questions d’actualité et donnons ainsi une visibilité publique au secteur immobilier.

En politique à Berne

L’association dispose d’un lobby au Parlement en fournissant les informations spécialisées et l’argumentation cohérente le cas échéant. En outre, le SVIT exprime son point de vue lors de consultations voire forme des alliances avec des associations partenaires. L’association prend égale­ment position sur des sujets populaires. Afin de se tenir au courant des derniers développements à Berne, un noyau de politiciens et de représentants du secteur immobilier se réunit régulièrement pour échanger leurs points de vue. De cette manière, les intérêts de l’association restent en discussion afin de pouvoir garantir à ses membres un avenir orienté vers les affaires.

Pour l’association, les défis de demain comprennent la numérisation, les marges ainsi que les change­ments structurels liés à la transformation numérique, mais aussi la demande croissante de personnel. De même, il est important de transformer le parc immobilier et d’utiliser efficacement les besoins en espace de vie des propriétés existantes et, bien sûr, de continuer à croître.

Corinne Remund

Adaptation: JAM

www.svit.ch

svit: coup de projecteur

L’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT) est l’organisation faîtière du secteur immobilier, répartie en dix organisations membres dans toute la Suisse. En outre, il existe cinq chambres spécialisées indépendantes qui disposent de spécialistes confirmés connaissant parfaitement le marché et disposant d’un vaste savoir-faire.

Elle fut fondée le 7 août 1933 à l’hôtel Emmental à Olten par les courtiers de Berne et de Zurich unissant leurs forces. Au fil des ans, d’autres régions se sont ajoutées. En 2006, la Suisse romande a rejoint le groupe.

Un pilier important est la formation pratique et la formation continue dans l’industrie. Avec l’Ecole suisse de l’immobilier du SVIT, l’association est le premier prestataire de formation et de perfectionnement dans le secteur immobilier de toute la Suisse. L’association représente les intérêts politiques et économiques de ses membres, que ce soit en matière de gestion, de vente, de conseil, de développement ou d’évaluation.

Le SVIT est représenté par ses organisations membres dans les quatre régions linguistiques et peut ainsi répondre aux besoins spécifiques de ses membres.

L’association compte 2400 membres corporatifs et individuels et environ 30 000 employés dans 15 organisations membres. Il s’agit principale­ment de PME employant jusqu’à 20 personnes. CR

www.svit.ch

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