Publiziert am: 08.03.2019

Plus de visibilité pour les privées

formation – Les établissements non publics jouent un rôle complémentaire important par rapport au secteur étatique. Avec des standards de qualité particulièrement élevés, ses membres assurent toutefois une offre diversifiée.

Le système de formation dual et la formation multiculturelle sont les atouts majeurs de la Suisse multilingue. «La Suisse offre de nombreux avantages pour les écoles privées», relève Markus Fischer, secrétaire général de la Fédération suisse des écoles privées suisses (FSEP).

La bonne réputation des centres de formation en Suisse repose selon lui sur différents facteurs. «La longue expérience pédagogique est décisive comme dans d’autres pays multilingue dotés de différentes cultures. À cela s’ajoutent la qualité de l’éducation suisse, le niveau de vie élevé, l’esprit d’ouverture et la discrétion, ainsi que la stabilité politique de notre pays et la sécurité qui en découle», énumère Markus Fischer. La Suisse dispose ainsi d’importants atouts dans la compétition internationale.

Les politiciens reconnaissent cet état de fait: «Notre objectif est de mieux faire connaître dans le monde entier le prestige de nos établissements d’enseignement, observe Gerhard Pfister, conseiller national (CVP/ZG) et vice-président de la FSEP. Grâce à la combinaison d’offres de formation publiques et privées typiquement suisses, nous disposons d’une base solide pour maintenir et développer la réputation de notre pays comme centre de formation et de recherche.»

Internationalisation croissante

«L’offre des écoles privées en Suisse est aussi variée que la Suisse elle-même en tant que pays d’enseignement. À quoi s’ajoute le fait que la part d’écoles privées augmente régulièrement. Le conseiller national Pfister attribue cela à une internationalisation croissante. «De nombreux parents bien formés qui occupent des postes de direction ont de grandes attentes à l’égard de l’éducation de leurs enfants. Cette dernière devrait être bilingue, axée sur la performance, avec une forte proportion d’IT.»

Une autre partie de la population préfère les méthodes pédagogiques alternatives qui, comme les écoles Steiner et Montessori, accordent plus d’importance aux compétences musicales, artistiques et sociales. De fait, les niches économiques des écoles privées se trouvent partout où l’État ne peut fournir une offre spécifique.

«La formation internationale, les écoles dotées de structures de jour, les internats, les offres pour les élèves en détention juvénile ou les services de soins spéciaux pour les enfants, tous ces crénaux sont offerts par des institutions privées», explique Markus Fischer. Les écoles privées couvrent tous les niveaux: école enfantine, primaire et secondaire, puis l’école technique supérieure voire les hautes écoles. En Suisse romande, l’offre s’étend jusqu’à l’entrée à l’université.

Développement personnel

«Dans le domaine des écoles techniques supérieures, les écoles privées sont en réseau avec les établisse­ments d’enseignement publics et sont fortement représentées dans les professions d’assistants médicaux commerciaux, ainsi que dans les technologies de l’information, détaille Markus Fischer. Cependant, les programmes de formation individuelle, comme les écoles-club Migros, sont également bien ancrées dans la population et répondent à un grand besoin.»

De nombreuses écoles privées sont situées dans des agglomérations économiques comme à Genève, Zurich ou Bâle. «Là où de nombreuses entreprises internationales se sont installées, le nombre d’écoles privées est plus élevé, note Markus Fischer. La part des écoles privées dans le canton de Genève est d’environ 16%. Les nombreuses organisations internationales présentes font augmenter la demande d’écoles privées.»

La majorité des établissements privés sont financés par leurs clients. «Certains cantons ont toutefois conclu des accords de prestations avec des écoles privées et l’État prend en charge une partie ou la totalité des coûts», explique le secrétaire général de la FSEP. Une telle coopération existe, par exemple, au niveau du secondaire supérieur dans les Grisons. Ce canton prend en charge les coûts des élèves dont le temps de déplacement vers une école publique serait trop important.

JAM

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