Publié le: 9 mai 2014

Inquiétude en Valais Inquiétudes en Valais

Marcel delasoie, Secrétaire général de l’UVAM.

Tiré de l’actualité valaisanne par le Secrétaire général de l’UVAM, Marcel Delasoie, ce parallèle entre l’initiative du 18 mai prochain sur les salaires minimaux et un autre objet, cantonal valaisan celui-ci. Ce dernier concerne une initiative valaisanne qui en plus d’un salaire minima comme le demande l’initiative fédérale, demande une adaptation qui s’étend de 20% à 50% du salaire des apprentis en fonction des professions.

Journal des arts et métiers: Quoi de comparable entre ceux deux objets?

n Marcel Delasoie: Dans les deux cas, on fragilise l’employabilité des jeunes! Nous avons calculé que cette mesure coûterait 26 millions de francs de plus aux entreprises, si ce projet cantonal passait. Tenant compte de cette réalité et du fait que le patron paie également l’apprenti lorsqu’il se rend aux cours professionnels et aux cours d’introduction, le salaire d’un apprenti dépasse les dix francs de l’heure dès la première année déjà. Vouloir augmenter ce tarif est totalement déraisonnable et il faut rejeter cette initiative.

Vous avez constaté qu’il existait un lien entre l’affluence enregistrée lors des salons professionnels et la diminution du nombre de ruptures de contrats d’apprentissage?

n Oui, c’est avéré. Avant l’organisation du Salon des métiers de Martigny, nous avions entre 1200 et 1300 ruptures de contrats d’apprentissage par an. Actuellement, ce chiffre est tombé en dessous de 1000. Et, plus important, la part de ces ruptures en raison d’un mauvais choix est passée de près de 50% à environ 25%. Les économies ainsi réalisées par l’Etat, les entreprises et par les jeunes eux-mêmes sont très conséquentes. Et les jeunes ayant fait le bon choix sont évidemment plus épanouis. Le fait qu’ils aient pu découvrir les professions, toucher la matière... L’un des meilleurs ambassadeur de sa profession, Benoît Violier, de l’Hôtel de Ville de Crissier, aime à répéter qu’il a débuté sa carrière par un CFC. Nous espérons que cette initiative valaisanne qui concerne également les apprentis ne vienne pas ruiner tous les efforts de promotion de l’apprentissage consentis par les associations professionnelles.

Un autre sujet d’inquiétude en Valais?

n Le Valais demeure dans l’attente d’une législation claire pour développer les stations en fonction de la loi sur les résidences secondaires qui doit être mise sous toit par le parlement. Une solution pragmatique tenant compte de toutes les promesses sur la base desquelles Franz Weber et ses disciples ont mené leur campagne, (patrimoine bâti et lit chaud pas concernés par la future loi) offrirait un peu d’espoir à l’économie des vallées latérales qui sans cela, sera vouée aux pires turpitudes. En Valais, nous sommes profondément inquiets par les prochains sujets fiscaux. Tant l’introduction d’un impôt sur les successions que la suppression des forfaits fiscaux plomberaient sérieusement l’économie de notre canton, déjà en difficulté après l’acceptation de la Lex Weber et la LAT. Beaucoup d’inquiétude donc, mais surtout la volonté de nous battre pour le développement économique de notre canton, qui a su se diversifier et se développer, notamment dans le secteur de l’industrie chimique et des bio-technologies. 
jam,

TROIS questions à

TROIS questions à ...

Marcel delasoie. Le Secrétaire général de l’UVAM tire un parallèle entre l’initiative sur le smic et un objet de votation valaisan.

Journal des arts et métiers : Quoi de comparable entre ceux deux objets?

n Marcel Delasoie : Ce dernier concerne une initiative valaisanne qui en plus d’un salaire minima comme le demande l’initiative fédérale, demande une adaptation qui s’étend de 20% à 50% du salaire des apprentis en fonction des professions. Dans les deux cas, on fragilise l’employabilité des jeunes! Nous avons calculé que cette mesure coûterait 26 millions de francs de plus aux entreprises, si ce projet cantonal passait. Tenant compte de cette réalité et du fait que le patron paie également l’apprenti lorsqu’il se rend aux cours professionnels et aux cours d’introduction, le salaire d’un apprenti dépasse les dix francs de l’heure dès la première année déjà. Vouloir augmenter ce tarif est totalement déraisonnable et il faut rejeter cette initiative.

Vous avez constaté qu’il existait un lien entre l’affluence enregistrée lors des salons professionnels et la diminution du nombre de ruptures de contrats d’apprentissage?

n Oui, c’est avéré. Avant l’organisation du Salon des métiers de Martigny, nous avions entre 1200 et 1300 ruptures de contrats d’apprentissage par an. Actuellement, ce chiffre est tombé en dessous de 1000. Et, plus important, la part de ces ruptures en raison d’un mauvais choix est passée de près de 50% à environ 25%. Les économies ainsi réalisées par l’Etat, les entreprises et par les jeunes eux-mêmes sont très conséquentes. Et les jeunes ayant fait le bon choix sont évidemment plus épanouis. Le fait qu’ils aient pu découvrir les professions, toucher la matière... L’un des meilleurs ambassadeur de sa profession, Benoît Violier de l’Hôtel de Ville de Crissier, aime à répéter qu’il a débuté sa carrière par un CFC. Nous espérons que cette initiative valaisanne qui concerne également les apprentis ne vienne pas ruiner tous les efforts de promotion de l’apprentissage consentis par les associations professionnelles.

Un autre sujet d’inquiétude en Valais?

n Le Valais demeure dans l’attente d’une législation claire pour développer les stations en fonction de la loi sur les résidences secondaires qui doit être mise sous toit par le Parlement. Une solution pragmatique tenant compte de toutes les promesses sur la base desquelles Franz Weber et ses disciples ont mené leur campagne (patrimoine bâti et lit chaud pas concernés par la future loi) offrirait un peu d’espoir à l’économie des vallées latérales qui, sans cela, sera vouée aux pires turpitudes. En Valais, nous sommes profondément inquiets par les prochains sujets fiscaux. Tant l’introduction d’un impôt sur les successions que la suppression des forfaits fiscaux plomberaient sérieusement l’économie de notre canton, déjà en difficulté après l’acceptation de la Lex Weber et la LAT. Beaucoup d’inquiétude donc, mais surtout la volonté de nous battre pour le développement économique de notre canton, qui a su se diversifier et se développer, notamment dans le secteur de l’industrie chimique et des biotechnologies. 
jam

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